Le match de ce 10 octobre contre le Mali va donner l’occasion à Messan Komi Agboh d’étrenner la tunique jaune or des Eperviers. L’intéressé qui déclare « attendre depuis ce moment »”, piaffe d’impatience de retrouver la pelouse. « Je n’ai jamais été sollicité, voilà pourquoi, le public togolais ne m’a pas encore vu », explique-t-il pour justifier son long silence.
Milieu défensif de métier, cet ancien pensionnaire du réputé centre de formation de
l’AJ Auxerre, a été formé ensemble avec Hodouto Komi, un autre Togolais. Onze ans passés dans le club bourguignon, lui ont donné l’occasion de goûter aux joutes de l’élite, avant que sa belle ascension ne soit interrompue par une ‘’ grave blessure’’ au genou qui a nécessité une intervention chirurgicale. Il retrouve le plaisir des pelouses avec Grenoble (Deuxième division) la saison dernière ; cette idylle va connaître une halte en raison, avance -t-il des « résultats peu encourageants de Grenoble .» Ce qui le pousse à retourner à ses premières amours, l’AJ Auxerre, où loin de trouver une place de titulaire, il prend son mal en patience en attendant le marché d’hiver ( mercato) pour rebondir. « J’ai eu des propositions en France et à l’étranger, mais je suis dans la phase d réflexion », précise le neo-Epervier, dont l’humilité est frappante au premier contact
Plutôt petit de taille, le regard perçant et la voix assurée, il souligne après la toute première séance d’entraînement que « l’équipe est en confiance et soudée ». A l’instar de ses camarades, Agboh affirme mordicus qu’ « il faut gagner ce match ! »
Sur les tergiversations de son ancien coéquipier à Grenoble, (NDLR, Robert Malm) à rejoindre la sélection togolaise, il estime qu’il pourrait le faire prochainement, « le club ne voulait pas le laisser aller en équipe nationale, mais cela va se faire », rassure Agboh, qui a vu le jour à Lomé, y a passé quelques années avant de rejoindre ses parents à Blois en France.
Sa venue en sélection va encore corser la concurrence au sein de terrain où les places sont on ne peut plus chères avec Aziawonou, Kassim Guiyazou, Salifou Moustapha et Maman Touré Shérif, qui se positionnent déjà comme des cadres
. Ce sera tant mieux pour l’émulation et la qualité de l’effectif.
Les places sont très disputées aujourd’hui au sein des Eperviers. Agboh se doit alors de mouiller fort son maillot.
Hans Masro